Phéromone: la construction d’un consensus

Un nouveau nom, une vision, une mission, une nouvelle identité. Avec le passage de VDL2 à Phéromone, nous venons de clore la première étape de notre quête identitaire. Et cette identité est le fruit d’un large consensus réalisé entièrement avec l’équipe. L’exercice a été difficile, il a fallu vaincre des peurs, surmonter des résistances, faire table rase de plusieurs illusions (après 15 ans, on est connu voyons!)

Mais comment prétendre faire des communications pour les autres si on ne peut pas le faire pour nous-même?

La genèse

Mon premier flirt avec VDL2/Phéromone débute en 2004… À l’époque, VDL2 fêtait ses dix ans et les trois associés m’avaient invité à les accompagner dans leur réflexion sur l’avenir de l’agence. Ils s’étaient alors posé la question: où vous voyez-vous dans 10 ans? Les premiers jalons du changement étaient posés.

En 2007, j’embarque dans l’aventure et en 2008, nous relançons la démarche avec un pari fou: établir ensemble, par consensus, une vision et une mission dans l’organisation.

Poser la question, c’est trouver la réponse

Phéromone est un terreau de libre-penseurs, d’esprits forts et de personnalités aussi fortes. Et c’est tant mieux! Pour débuter l’exercice, on a donc réuni une dizaine de personnes-clés et on s’est posé les questions difficiles: de quoi parle-t-on finalement? Quel est notre environnement? Où en est le web, que devient le marketing?

Mutation il y a : la presse écrite, la musique, la télévision, tous les médias y passent. Les modèles d’affaires s’écroulent ou changent, tandis qu’on assiste à l’essor de nouveaux modèles d’affaires basés sur le freemium et même à l’émergence d’une économie qui retrouve le sens du don et de la générosité : le 2.0 dans toute sa splendeur.

À l’interne, les débats font rage: mondialisation, dématérialisation, épuisement des ressources, perte de vitesse des institutions, tout y passe, mais on s’en tient aux idées justement. Et le consensus émerge:

L’ubiquité des réseaux et la dématérialisation des produits et services s’inscrit dans un contexte de mondialisation et d’accélération des innovations technologiques. Nous approchons du moment où tout sera connecté tout le temps et nous vivons un grand bouleversement.

Ce bouleversement modifie les rapports de force entre les individus et les organisations. Les individus s’organisent rapidement en réseaux et en communautés d’actions souples, fluides et flexibles, réduisant le pouvoir des organisations. En même temps les organisations gagnent en puissance grâce à leur immense capacité de stockage, de traitement, de contrôle des données, et de diffusion de l’information.

La  communication de masse n’est plus. Le changement de paradigme crée de nouveaux types d’interactions entre les humains, les communautés et l’environnement technologique qui à leur tour nourrissent de nouveaux types de relations.

En quête d’une mission…

De là, on a fait une petite veille, histoire de voir ce que d’autres avaient fait avant nous.

Il y a la mission axée sur l’humain :

« We work to help people and businesses throughout the world realize their full potential. This is our mission. Everything we do reflects this mission and the values that make it possible. » – Microsoft (si, si!)

La mission sociale :

« To live up to our responsibilities to serve and enhance the communities in which we work and live and the society on which we depend. » – Lucent Technologies (yep!)

Ou encore celle terre-à-terre:

« We will be the easiest pharmacy retailer for customers to use. » – CVS

Ou celle dévorée par l’ambition:

«  We will market the most appealing and widely worn casual clothing in the world. We will clothe the world. » – Levi Strauss

Faire quoi? Pour qui? Pour atteindre quels objectifs? Et comment le faire?

Voilà les questions à laquelle notre mission s’efforce de répondre. Car on a beau observer les bouleversements, encore faut-il se donner les moyens d’agir. La planète se meurt, certaines organisations gagnent une puissance inquiétante, la vie privée est en péril. Les changements peuvent apporter du mieux comme du pire. Comme agence, on est privilégié: on est au coeur des changements et on peut donc les influencer positivement, tant par nos prises de position publiques, que par nos interventions et notre contribution au débat social.

Premier constat donc: nous voulons influencer positivement les révolutions numériques.

Ensuite, nous sommes une agence qui travaille d’abord avec des organisations, en partenariat très étroit, voire exclusif, comme nous le faisons avec RDS, VIA Rail, ARTV, Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Deuxième constat : nous voulons guider les organisations dans les bouleversements qu’elles traversent.

Finalement, nous sommes des créateurs d’interactions. Troisième constat donc : nous voulons imaginer les interactions intelligentes et élégantes du futur.

Placés bout à bout, ces trois constats nous ont amené à la mission qu’on connaît:

«  Libérer le pouvoir des individus et des organisations en créant des espaces d’interaction inspirants, intelligents et ingénieux.  »

La première étape est franchie. Ne reste plus qu’à se montrer à la hauteur de cette mission…

2 comments

  1. Je ne peux que vous félicitez pour votre démarche. Vous réinventer après 15 ans demande du courage. VDL2 a été une agence pionnière, et vous auriez pu vous donner comme mission de devenir la meilleure agence web du Québec. Ca aurait été confortable… Mais puisque mon équipe et moi partageons un client avec vous depuis 8 ans, je vous connais assez pour savoir que votre propre confort n’est pas dans vos valeurs. Respect.

    É.

  2. André Bélanger

    Merci Étienne. C’est très apprécié. Respect réciproque.

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